angela Merkel

Lettre Ouvert à Mme la Chancelière Angela Merkel à propos du Président Obiang

 

Mme. Angela Merkel
Chancelière de la République Fédérale d’Allemagne
Bundeskanzleramt
Willy-Brandt-Straße1
10557 Berlin

Copies à :

– M. François Holland, Président de la République française,

– M. Mariano Rajoy Brey, Président du gouvernement espagnol,

– M. Barak Obama, Président des Etats Unis d’Amérique

Objet: Lettre Ouvert à propos de la Visite Président Obiang à la République Fédérale d’Allemagne

Madame la Chancelière de la République Fédérale,

Au nom du Parti CORED et du peuple de la Guinée Equatoriale je viens vous faire part des intentions réelles du Président Obiang suite à son voyage à Berlin les 8 et 9 juin. Reçu par un parlementaire, annonce par le biais de son parti, le PDGE, avoir été invité officielle du gouvernement allemand afin de renforcer sa légitimité auprès de la population équato-guinéenne.

Suite à sa réélection pour un mandat de 7 ans, le 24 avril 2016, s’attribuant une victoire à 93% dénoncée par l’Espagne, la France et les Etats Unis (les trois pays occidentaux les plus influents en Guinée Equatoriale), le Président Obiang entame une tournée européenne, en commençant par l ‘Allemagne comme contrepoids médiatique justifiant de ses bonnes relations avec l’occident.

L’illégalité constitutionnelle de la tenue de ces élections organisées précipitamment, n’a fait qu’accentuer la dérive du pays qui se trouvait alors dans un contexte de crise économique, politique et sociale. Pour s’imposer, le Président Obiang a dû réprimer les oppositions et le peuple, annulant ainsi tout espoir d’alternance démocratique en Guinée équatoriale.

Par ailleurs, la possibilité d’une transition dynastique de pouvoir avec son fils pour lui conférer une immunité diplomatique contre les poursuites dont il fait l’objet en France dans l’affaire des Biens Mal Acquis, semble être à présent une perspective de protection illusoire si la justice française décide de le poursuivre.

Dans un tel contexte le Président Obiang ne fait pas de différence entre les affaires d’Etat et les affaires familiales. Il ne respecte pas l’indépendance de la justice et des institutions comme la presse, criant au complot de l’occident, notamment la France, qui dénonce ses discours, traitant dans le même temps l’opposition en exil dans ces pays comme étant l’ennemi de la patrie et collaborateur de l’occident.

Pourtant, notre Parti politique a appelé le pouvoir au dialogue à maintes reprises. Nous avons exprimé notre volonté de participer aux élections et à ce titre, nous avons adressé au Président Obiang nos conditions pour des élections libres et transparentes, faute de réponse, nous nous sommes joint aux autres partis politiques à l’intérieur du pays, pour demander le boycott de ce scrutin.

En cohérence avec notre position nous ne reconnaissons pas à Monsieur Obiang comme président de la République de Guinée Equatoriale.

Nous lançons en même temps une alerte sur ses dérives paranoïaques, susceptibles de mettre en danger la stabilité du pays voire de la sous-région.

Depuis de nombreuses années, Monsieur Obiang met en œuvre une stratégie de provocation et intimidation envers les pays occidentaux, les personnalités présentes lors de sa cérémonie d’investiture en témoigne.

A l’exception de quelques chefs d’Etats Africains qui le soutiennent, dont l’Afrique Centrale, Jean-Marie Le Pen fondateur du Front National et le Président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême et chef de gouvernement de la Corée du Nord, Kim Yong-nam ont également répondu présents à cette cérémonie.

Les accords de sécurité avec la Corée du Nord et la présence militaires étrangères telles que le Zimbabwe pour sa sécurité, sont sans équivoques sur la volonté de Monsieur Obiang de conserver le pouvoir en maintenant notre peuple en otage.

Madame la Chancelière,

Nous constatons que Monsieur Obiang n’a été reçu par aucun membre de votre gouvernement, ce qui montre la cohérence de votre politique relative aux valeurs de votre nation. Votre pays accueil des réfugiés politiques de notre pays et ce, depuis la première dictature du Président Macias dont Monsieur Obiang était le bras armé.

Sur ces faits, le Parti CORED sollicite votre gouvernement à :

Etre attentif à la situation de la Guinée Equatoriale et à user de votre influence au sein de l’UE au même titre que les Etats occidentaux pré-cités, afin de venir en aide au peuple démuni pris en otage par Monsieur Obiang et son régime.
Soutenir l’opposition de Guinée Equatoriale, notamment celle en exil qui échappe au contrôle du régime, pour construire un contre-pouvoir et organiser une Conférence Internationale pour la Démocratisation.
Veuillez agréer, Madame la Chancelière de la République Fédérale, l’expression de nos respectueuses salutations.

Paris le 15 juin 2016

Raimundo Ela Nsang
Secrétaire General du Parti CORED

COP21 Les-150-chefs-d-Etats-reunis

COP21: Lettre ouverte aux 147 Chefs d’Etats et de gouvernement

Lettre ouverte aux 147 Chefs d’Etats et de gouvernement réunis au sommet de la COP21 à Paris

Excellences:

Les Partis Politiques souscrits à la Déclaration de Madrid pour des élections libres et transparentes en 2016 ont l’honneur d’appeler respectueusement votre attention, en ce grand rassemblement du COP21 où l’humanité défend la vie sur la planète, sur l’absolue nécessité d’une alternance démocratique en Guinée Equatoriale afin d’instaurer un Etat de droit.

 Nous estimons, au non de notre Peuple, devoir vous informer des propos tenues par Teodoro Obiang, contenu dans le support ci- joint, lors du congrès de son parti du 10 au 12 novembre, qui confirment ce que nous dénonçons depuis que notre pays est au bord de la déstabilisation politique, économique et sociale.

En effet, la demande explicite du président Obiang que pour lutter contre la montée de la délinquance des jeunes, qu’on leur « coupe les tendons pour qu’ils soient identifiés dans la rue » est la preuve qu’il ne contrôle plus le pays malgré la répression qui a toujours été la principale méthode d’action politique.

Nous tirons la sonnette d’alarme de la déstabilisation de la Guinée Equatoriale qui a déjà commencé. Les délinquants sont souvent de jeunes miliciens qu’il a armés pour sa protection mais abandonnés, du fait de la crise économique et l’état chaotique dans lequel se trouve le pays. Un petit pays, auparavant paisible malgré la brutalité de la dictature de 46 ans, qui enregistre aujourd’hui la monté d’une extrême violence : voles à main arme, attaques fréquents dans des domiciles souvent avec des violes, assassinats et l’apparition du phénomène de justice populaire incité par ces propos inacceptables venant d’un chef d’Etat.

Cette situation est préoccupante, dans la mesure où seule une issue politique légale peut éviter le chaos en Guinée Equatoriale, mais au regard de l’actualité, l’élection d’Obiang en tant que candidat aux élections présidentielles prévues en 2016 confirme une des hypothèses que nous annoncions depuis longtemps de sa détermination  à effectuer une  succession héréditaire, en se légitimant  encore à  travers des élections frauduleuses et passer ensuite le pouvoir à son fils.

Cette réunion des chefs Etats de la COP21 est la deuxième visite à Paris dans ce mois de novembre du président Obiang. La première fois c’était le tragique soir des attentats du 13 novembre 2015 à l’invitation de l’UNESCO pour la remise du Prix Unesco Guinée Equatoriale « sciences de la vie », le lendemain des déclarations au congrès de son parti. En ce moment où la violence terroriste  frape plusieurs pays et régions du monde, avec ces déclarations inacceptables qu’incite à la violence, Teodoro Obiang n’aurait pas du avoir sa place dans l’événement de la COP21 et à la délivrance du prix UNESCO où on parle de sauver la planète et la vie qu’il méprise.

Le gouvernement portugais après avoir pris connaissant des ces déclaration a travers des medias a condamné publiquement ces déclarations et exiger au régime du président Obiang de respecter l’engagement pris lors de son admission dans la Communauté de Pays de la Langue Portugais (CPLP) contraire à ces déclarations. Nous souhaitons que d’autres pays se joindre a ce prise de position du Portugal.

C’est pourquoi, nous saurions infiniment reconnaissant, que les chefs d’Etats réunie en cette occasion exceptionnelle, soucieux de la paix et l’avenir de l’humanité, aient bien savoir au président Obiang qu’il fasse désormais le choix d’organiser des élections libres et accepte l’idée d’une alternance démocratique afin que la Guinée Equatoriale  ne devienne pas un nouveau « Zaïre », et ne connaisse le sort de la République Centrafricaine ou du Burundi.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

Raimundo Ela Nsang                                                                 Fulgencio Ondo  Olo
Secrétaire Général du Parti CORED                                     Secrétaire Général du Parti UP

Francois-Hollande

Lettre ouverte à Mr. François Hollande

À
Monsieur François Hollande
Président de la République française
Palais de l’Élysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Copie : Monsieur Laurent Fabius, Ministre des Affaires Etrangères

Monsieur le Président de la République,

Nous avons l’honneur de vous signaler que la CORED, parti d’opposition de Guinée Équatoriale en exil, souhaite s’ouvrir à vous à l’occasion de votre visite officielle dans trois pays africains. Nous souhaitons vous adresser notre message dans l’espoir de rétablir en Afrique et particulièrement en Guinée Équatoriale une pleine capacité de développement dans un contexte de démocratie à instaurer dans les meilleurs délais.

Nous nous associons à vos vœux exprimés en 2012, pour rendre cohérent le paysage politique africain et l’accession au progrès, au plein développement, au partenariat retrouvé entre pays démocratiques. À ce titre, la CORED vous informe qu’à l’approche des élections présidentielles de 2016 en Guinée Équatoriale, elle souhaite y prendre part, comme cela ressort de notre Déclaration de Madrid, faite lors notre congrès de mai 2015 (document joint à cette lettre), que nous avons envoyée au Président Teodoro Obiang Nguema. Nous y exposons les conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres, sous supervision internationale.

Le Président Teodoro Obiang Nguema, qui garde encore le silence sur ces élections, évoque dans toutes ses déclarations la non-ingérence pour espérer, comme par le passé, organiser des élections non contrôlées par des observateurs internationaux. Malgré la présence d’une opposition dite officielle, ces élections sont connues pour être frauduleuses, l’opposition en exil n’ayant aucun moyen de pression concret pour accéder à une représentation légalisée et participer à des élections libres et contrôlées.

L’opposition et le peuple équato-guinéen souhaitent que votre visite officielle en Afrique en ce début de mois de juillet 2015 puisse servir de déclencheur de la démocratisation de la sous-région, où le cas de la Guinée Équatoriale est le plus extrême, et où la perspective électorale 2016 risque un nouveau cas de fraudes massives.

Nous vous adressons ce message dans une période de deuil pour la Guinée Équatoriale après le naufrage d’un bateau civil ralliant Tiko (Cameroun) à Malabo. Il y a eu défection volontaire de la part des autorités à ne pas porter secours aux victimes de cette tragédie, et cela rajoute à la longue liste des actes irresponsables de ce gouvernement à l’égard de notre peuple.

Cela étant, nous vous prions d’expliquer aux autorités de notre pays les exigences d’un vrai État de Droit.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de nos respectueuses salutations.

Paris 3 Juillet 2015

Raimundo ELA NSANG
Secrétaire Général de la CORED

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Interview de Raimundo Ela Nsang sur RFI : Si rien ne change en Guinée équatoriale, le pays va sombrer dans le chaos…

A l’occasion du Sommet États-Unis-Afrique qui doit se dérouler à Washington, à l’invitation du président Barack Obama, et auquel a été convié Teodoro Obiang Nguema, le dirigeant de la Guinée équatoriale, l’opposant équato-guinéen Raimundo Ela Nsang s’est exprimé, le 28 juillet dernier, sur les ondes de RFI.

Interviewé par la journaliste Nathalie Amar, le Secrétaire exécutif de la CORED (Coalition pour la Restauration de la Démocratie en Guinée équatoriale) a renouvelé son appel au président Obiang afin qu’il se retire « dans la dignité », « afin de réaliser une transition politique ordonnée, sous le contrôle de la Communauté internationale. »

– Vous parlez d’extrême urgence en Guinée équatoriale, c’est une extrême urgence sociale avant tout ?

C’est une extrême urgence sociale et politique en même temps. Si l’on continue avec ce système de corruption généralisée, l’avenir de ce pays sera catastrophique : Nous serons sans pétrole, sans diversification économique… Nous n’avons même plus d’agriculture de subsistance. Toute la nourriture est importée du Cameroun. Si ces gens-là restent au pouvoir, la situation va empirer, le pays va sombrer dans le chaos.

– Vous dîtes que le président Obiang est âgé et qu’il n’a pas préparé la relève politique. Il y a pourtant son fils Teodorin qui semble tout désigné pour lui succéder, non ?

Obiang a plus de trente enfants. D’autres sont moins connus que Teodorin comme Gabriel qui depuis longtemps est le ministre du pétrole et qui a profité comme l’autre de la corruption. Obiang a aussi des frères. Il y a des luttes internes dans le clan familial pour la succession.

Tous les membres de l’entourage présidentiel sont riches, ils sont armés, ils ont peur de perdre leurs biens. Certains ont pour leur protection des hommes armés. Parfois, ces « armées parallèles » s’affrontent et échangent des coups de feu.

En Guinée équatoriale, il y a pourtant des gens qui souhaitent que soit trouvée une solution politique, mais Obiang fait en sorte qu’on ne parle pas de l’opposition qui est prête à prendre la relève. Il sait occuper et distraire les médias en échafaudant des projets absurdes comme Oyala, l’intégration à la CPLP ou le prix UNESCO, tout en méprisant son opposition. Lui-même a dit : tous ceux qui me critiquent, ce sont comme des chiens qui aboient. Les chiens aboient, la caravane passe…

Il n’est pas nécessaire de recourir à une intervention armée, mais il y a des pressions à exercer qui sont susceptibles de faire avancer les choses…

– Une solution politique qui inclurait le départ du président actuel ?

Raimundo Ela Nsang RFI 2014 2Oui, un départ dans la dignité qu’il faut négocier avec Obiang dans un pays étranger. Rien n’est possible avec lui à l’intérieur du pays. Il avait déjà proposé un Dialogue national avec l’opposition au début des années 1990, et beaucoup d’opposants ont fini en prison ou sont morts…

Il n’y a pas d’autre solution que de laisser le peuple équato-guinéen élire ses dirigeants, et en toute transparence. Je crois que le peuple équato-guinéen est mûr et saura choisir ceux qui pourront résoudre les problèmes du pays.

– Pourriez-vous parler plus concrètement des problèmes des Équato-guinéens au quotidien ?

Par exemple, dans le domaine de la santé, l’état des hôpitaux est catastrophique. Les Équato-guinéens meurent dans les hôpitaux sans médicaments. Si vous allez en Guinée, on va vous montrer une clinique moderne, construite par la Première Dame, mais ce n’est pas le reflet de la réalité nationale.

En Guinée équatoriale, les enfants souffrent de la malnutrition. Ce n’est pas normal pour un pays qui se dit le plus riche du continent africain.

Récemment, les étudiants de la capitale se sont révoltés parce qu’on ne leur paient pas une bourse d’études qui s’élève à 75 euros par mois. Le pays le plus riche d’Afrique ne peut pas verser une bourse mensuelle de 75 euros à ses étudiants !

Et puis, le taux de criminalité commence à augmenter en Guinée, il y a des tensions sociales. Avant le pétrole, nous étions pauvres, mais nous étions un peuple pacifique qui connaissait une forme de convivialité, on pouvait dormir tranquillement dehors en toute sécurité, sans risque d’être inquiété, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Surce: Association France-Guinée Equatoriale

Communiqué de presse: Conférence de presse de la CORED (Guinée Equatoriale)

à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris

2 Place de la Bourse, 75002 Paris (Métro Bourse, Ligne 3).

mardi 28 janvier 2014 de 14h30 à 17h30

La Coalition d’Opposition pour la Restauration d’un Etat Démocratique (CORED), qui  rassemble 12 partis et associations d’opposition dans plusieurs pays où sont exilés les défenseurs de la démocratie pour la libération de la Guinée Equatoriale, organise une conférence de presse.

Les membres de la CORED, qui viendront de plusieurs pays d’Europe, souhaitent en effet rencontrer la presse internationale et les organisations soucieuses de la situation actuelle qui vit le peuple équato-guinéen. Cette rencontre consistera tout d’abord à faire un bilan général du régime du président Teodoro Obiang Nguema au pouvoir depuis 1979 dans la répression permanente et sans partage, malgré les ressources économiques dont dispose la Guinée Equatoriale. Ensuite, à présenter la CORED, ses objectifs et ses actions immédiates. La conférence se déroulera autour des thématiques que suivantes :

  • Présentation de la CORED
  • Quelle transition démocratique en Guinée Equatoriale ?
  • Gouvernance politique : Démocratie et l’Etat de Droit
  • Gouvernance économique: Gestion des ressources du pétrole et autres ressources
  • Conséquences politiques de l’affaire des biens mal acquis et relations avec la France
  • Ø  Cas de l’enlèvement a            u Nigéria de M. CIPRIANO NGUEMA MBA,

Pour ce faire, la CORED invite la presse nationale et internationale, les organisations de la société civile française et le public à venir partager avec elle cette rencontre, la première du genre en France.

Paris, le 15 janvier 2014