Biographie

de Raimundo Ela Nsang

Né le 22 août 1972, Raimundo Ela Nsang  est issue d’une lignée de patriarche, du clan Efack. Fils de Raimundo Ela Nve (1935-2004) un des leaders de l’indépendance de la Guinée Équatoriale, Député de la première Assemblé Nationale et de Justina Nsang Ntutumu.

A la mort de son grand-père, le père de Raimundo Ela Nsang est trop jeune pour reprendre la succession, ce sera donc son oncle Salvador Ndong Ekang, un des grands martyrs de l’Independence qui reprendra le pouvoir. A sa disparition, Raimundo Ela Nve poursuivra la lutte de ses pères pour l’Indépendance de la Guinée Equatoriale.

Ingénieur agronome, son père anime les radios locales en Fang (la langue locale) pour éveiller les consciences et fédérer la population à cette marche vers l’autonomie de la Guinée Equatoriale. Il se fera emprisonner à plusieurs reprises et devra sa vie sauve aux relations qu’il entretenait avec la Guardia Civile espagnole.

Raimundo Ela Nve devient un des pères de l’Indépendance de la Guinée Equatoriale en 1968, il siègera à la première Assemblée Nationale où il préside la Commission de l’Agriculture. Membre de la Commission de la  Justice et Gouverneur Civil de l’île de Bioko il s’opposera au massacre des Bubis commandité par le Général Obiang alors chef des armées. Voyant ses projets d’Indépendances bafoués par les régimes d’oppression qui se succèdent, après le coup d’état de 1979, il reprend ses fonctions au ministère de l’agriculture. Refusant de composer politique avec Obiang il tente son retour en politique lors du processus des accords de la  Baule en 1987 en renforçant le parti de l’UP qu’il voit comme un espoir de restauration de l’indépendance pour laquelle il s’était battu. Il réalise malheureusement que le régime n’est pas enclin à changer. Fidèle à ses principes il se retire de la scène politique préservant ainsi son intégrité et sa famille, il mènera une vie modeste sa mort.

C’est dans ce climat que Raimundo Ela Nsang se construit, il mène avec trois de ses amis la manifestation estudiantine le 17 décembre 1992 pour exiger la libération de leur professeur emprisonné pour des raisons politique. Cette manifestation sera sévèrement réprimée par les autorités, et donnera lieu de violentes arrestations. Cet évènement marque sa  première prise de position contre les abus du régime.

Conscient de son devoir envers la Guinée Equatoriale, il tente cependant de se construire à travers sa passion du  sport un exutoire dans lequel il excelle. Il participe à des championnats d’athlétisme et devient même capitaine de son équipe de  football qu’il pratique jusqu’en première division. Malgré ces troubles qui perturbent le pays, Raimundo Ela Nsang  réussi un parcours scolaire sans heurts, jusqu’à l’obtention de son Baccalauréat en 1993 au Lycée National d’Enseignement Secondaire Rey Malabo.

Ses études Secondaire le conduiront au Maroc à l’Université IBN Tofail de Kenitra où il obtiendra avec brio sa Licence en Sciences Chimiques. Il sait que pour faire face à ses responsabilités, il doit s’y préparer, se former. Il mène un brillant parcours universitaire cumulant les expertises qui lui permettront de faire face aux inégalités sociales de son pays tout en le positionnant à l’international.

En 2000, sa soif de savoir et sa persévérance le mèneront à Paris pour poursuivre ses études, et seront récompensés par deux Masters il cumule ainsi une expertise en Catalyse de Transformation d’Hydrocarbures à l’ École Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs (ENSPM) en partenariat avec l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), il complètera sa formation  l’année suivante par un Master en Management et Commerce International à l’INSEEC (l’Institut de Hautes Études Économiques et Commerciales).

Durant cette période, il prépare sa thèse en renforçant ses compétences en hydrocarbures au sein de l’Institut Français de Pétrol (IFP)” et de l’Association Européenne de Gaz de Pétrole Liquéfié (AEGPL)”. Ses travaux de recherches sur la stratégie des entreprises pétrolières et les États proposent un  modèle stratégique que l’État de Guinée Équatoriale pourrait mettre en place pour accroitre les bénéfices de production de son entreprise nationale de pétrole (GePetrol).

Cette analyse sera reconnue comme la meilleure thèse de master de sa promotion, et sera récompensée d’un prix d’Excellence.

Il travaillera plusieurs mois au siège de l’UNESCO à Paris sur un projet de  développement d’application de gestion administrative et financière. Recruté en 2003 par Nalco Energy Services, il obtient un poste d’Ingénieur Chimiste de Production Pétrolière pour la Guinée Equatoriale.

Dès son arrivée, il sera nommé fonctionnaire au Cabinet du Ministre de l’Economie, une opportunité qu’il refuse et qui lui vaudra de nombreuses pressions au sein de son entreprise. Face à ces représailles il n’aura pas d’autre alternative que de quitter son pays natal pour l’Espagne.

Installé à Madrid où il demande l’asile politique, Raimundo Ela se fait la promesse de revenir en Guinée Equatorial. Conscient des enjeux d’une telle entreprise, il suivra une formation d’Infographiste MultiMedia à l’Ecole Garben des Consultants. Il acquiert ainsi une expertise qui lui permettra d’être engagé par une entreprise de production audio-visuelle comme Technicien de Développement Web et Multimédia.

Dès mars 2010, il suit des cours en ligne dans plusieurs académies américaines de Marketing Online afin de disposer des outils qui lui seront indispensables dans son combat pour la libération de la Guinée Équatoriale. Consultant en  Web Marketing Il travaille parallèlement sa communication et sa préparation de retour.

En Septembre 2010 il se présente officiellement comme opposant au régime en rentrant dans l’arène politique et  contacte les opposants historiques installés en Espagne avec lesquelles ils mettent en place des réunions d’analyse et de réflexion, des manifestations de sensibilisation et d’information sur le régime en Guinée Equatoriale.

Le 16 novembre 2011 il crée le Mouvement pour la Restauration Démocratique (MRD) Guinée Equatoriale qui recevra les honneurs l’U.D.D.S (l’Union pour la Démocratie et Développement Social en Guinée Equatoriale).

Raimundo Ela mettra à profit ce temps, pour dynamiser et renforcer sa communication en publiant simultanément des articles et des messages vidéo afin ranimer le peuple équato-guinéen, et lui faire renoncer à cette peur instaurée par la dictature en place. Comme le fit son père auparavant, il ne rompt pas le lien avec le peuple qu’il  rassure en donnant de la visibilité sur à ses actions en Europe.

Afin que l’écho de cette lutte pour la démocratisation en Guinée Equatoriale résonne plus loin, il quitte l’Espagne pour la France avec sa famille en 2012, où il finira par obtenir l’asile politique.

Le MRD Guinée équatoriale intègre le collectif de solidarité pour les luttes sociales et politiques en Afrique, qui regroupe plusieurs parties françaises politiques de gauche, des associations et des partis politiques et  mouvements de la diaspora africaine.

Très actif, au sein de quelques partis politiques français, Raimundo Ela est régulièrement invité à leurs évènements . Ne perdant pas de vue son objectif, il se fait entendre des médias à travers ses  conférences . Ses interventions télévisées et à la radio, sont pour lui un moyen de dénoncer les exactions du régime, et la répression politique en Guinée équatoriale.

Le 5 décembre 2014, il lance un appel aux opposants politiques équato-guinéens  exilés en Europe, en Amérique et Afrique et fondent ensemble la CORED (Coalition d’Opposition pour la Restauration d’un Etat Démocratique)  Guinée Équatoriale et sera élue Secrétaire Exécutif.

La CORED entame une grande campagne pour exiger la démission du Président ObiangAprès l’expulsion de certains membres infiltrés par le régime, la CORED devient le 24 Mai 2015 un parti politique avec le nom de Coalition Restauratrice de l’Etat Démocratique, et désigne Raimundo Ela comme leur Secrétaire Général.

Raimundo Ela Nsang annonce sa candidature aux élections présidentielles prévues en 2016, le Parti CORED rentre dans une campagne internationale pour exiger du régime  l’organisation d’élections libres et transparentes.